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Arthur vit des jours tranquilles entre Florence, sa compagne depuis cinq ans, et son magasin de sport spécialisé. Tout va parfaitement bien jusqu'au jour où Florence lui annonce sans préavis qu'elle le quitte pour un autre homme, qu'elle va même se marier, qu'elle part vivre désormais à l'étranger... Sous le choc, Arthur est pourtant convaincu que Florence ne sait plus trop ce qu'elle fait... Il n'aura de cesse de la retrouver, même lorsqu'il apprend que le mariage a lieu dans quelques jours à Miami. Il n'est certes pas invité mais sa décision est prise : il ira à ce mariage.
Au même moment, Emilie Vergano réalise d'une main de maître un vol de tableau dans un célèbre musée parisien pour le compte d'un commanditaire vivant lui aussi à Miami. Arthur et Emilie vont alors se croiser à l'aéroport de Paris en partance pour le continent américain et ne vont plus vraiment se quitter pour une raison assez simple : recherchée par la police, Emilie a placé la toile volée dans le sac d'Arthur. Arthur va alors être embarqué dans une aventure qu'il n'avait pas, mais pas du tout, prévue... à l'occasion de ces quelques jours de RTT.
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Entretien avec FREDERIC BERTHE, Réalisateur.
Qu'est-ce qui vous a tenté dans le projet ?Ce film est particulier. C'est une comédie d'aventure romantique exotique comme on n'en avait pas fait depuis très longtemps. Le challenge était de mélanger plusieurs genres dans quelque chose qui ait du rythme, de l'humour et de l'émotion. C'est aussi l'histoire d'un couple atypique, attachant, loin des super-héros hors de la vie que le cinéma met souvent en scène. Je trouve cela rafraîchissant. On a envie de les suivre, on a envie qu'ils s'en sortent, et on a envie qu'ils s'en sortent ensemble ! Pour moi, ce projet était aussi l'occasion de retrouver les producteurs qui m'ont fait naître au cinéma, Cyril Colbeau-Justin et Jean-Baptiste Dupont.
Comment avez-vous réagi à l'idée de tourner la plus grande part du film aux Etats-Unis ?
Mon métier est de raconter des histoires. Je le fais aussi bien pour le petit que pour le grand écran. J'aime ce décloisonnement. Pour la télé, je viens de tourner une série de six épisodes de cinquante-deux minutes en trois mois. C'est tout à fait inenvisageable au cinéma. Et je m'amuse autant sur les deux formes de tournage. J'alterne les projets et les univers mais pour la télé, je tourne énormément à Paris. C'est ma ville depuis toujours, j'y suis né et même si j'apprécie d'y tourner, l'habitude use une part du rêve. Du coup, dès que je m'éloigne, même un peu, je retrouve un élan. D'autant plus que les décors sont très importants pour moi. Je suis incapable de découper une scène tant que je n'ai pas trouvé les décors.
Au moment où j'ai accepté le scénario, j'ignorais que nous tournerions à Miami puisque l'histoire se déroulait alors en Afrique du Sud, dans des décors s'apparentant à ceux de À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT. Mais Kad venait d'y tourner SAFARI et nous avons pensé que tourner à nouveau là-bas ne serait bon ni pour lui ni pour les deux films. C'est Cyril Colbeau-Justin, mon producteur qui a alors eu l'idée de partir à Miami. Il y a une dizaine d'années, faire des treks au milieu du désert ou dans la forêt amazonienne représentait une aventure et Miami était un univers visuel surexploité. Une décennie plus tard, la situation s'est inversée. Plus grand monde ne tourne en Floride et on a tout à coup l'occasion de la redécouvrir en la filmant autrement. La ville et la région sont incroyables. Je ne connaissais pas cette ville, mais il est indéniable qu'elle offre, comme les États-Unis, une vraie part de rêve.
Comment les rôles ont-ils été distribués ?
Kad Merad est l'une des excellentes idées du casting. Cela peut paraître évident aujourd'hui parce qu'il enchaîne succès sur succès, mais il ne faut pas confondre la cause et l'effet. C'est parce qu'il est bon et qu'il travaille énormément qu'il en est là. Les gens se sentent proches de lui, probablement parce qu'il est ce qu'il a l'air d'être : un type bien, vrai, à qui dans la vie comme dans les films, il arrive de belles histoires. Kad pourrait tout à fait passer pour Arthur, le vendeur de chaussures de montagne qu'il joue dans ce film. C'est un personnage simple, avec une vie normale, projeté dans une aventure extraordinaire. Si on prend un héros avec une gueule de héros, beau comme un mannequin de pub, on peut facilement imaginer qu'il aille récupérer sa fiancée à Miami. Mais pour quelqu'un de vrai, c'est une autre histoire. Il y a aussi quelque chose de jubilatoire à imaginer un type du genre de Kad plongé dans des situations comme celles du film. On a envie qu'il lui arrive ce genre de choses ! On est pressé qu'il subisse ces péripéties, ces rencontres, tout en traçant sa route.
J'aime l'idée que cet homme qui n'a pas l'image première d'un tombeur, puisse avoir tellement de charme et qu'il arrive à séduire avec cette classe. C'est un homme auquel on s'attache pour ce qu'il est. Kad porte ce potentiel. Autre élément qui me donnait envie de travailler avec lui, il était très volontaire pour ce rôle d'un type nouveau dans son parcours. Kad sentait qu'il n'avait pas à en faire des tonnes. D'ailleurs, en arriver là et se sentir obligé d'en faire des caisses est souvent mauvais signe. Arthur Lepage n'est pas un clown mais un amoureux malheureux, un mec perdu lancé dans une histoire impossible, loin de chez lui, de ses habitudes, de ses repères, et qui rien que pour cela, devient drôle. Pour le rôle d'Emilie, c'est moi qui ai choisi Mélanie Doutey. Il y a peu de rôles d'action pour les femmes en France et Mélanie s'est d'abord posé des questions sur la bonne façon de faire exister son personnage. Elle s'est prise au jeu, y a cru, et s'est révélée totalement crédible. Elle s'est beaucoup amusée. Tout comme dans la vie, elle est somptueuse, alliant le charme à une vraie force de caractère. Grâce à elle, ce personnage au départ uniquement beau et froid gagne en humanité, en failles, et se révèle. Même si on a le plus souvent l'habitude de la voir dans des films d'auteur, je trouve génial que le grand public puisse la découvrir dans ce genre de cinéma populaire au sens noble du terme. Elle y est aussi à sa place.
C'est Cyril qui a eu l'idée de proposer le rôle de Serkine à Manu Payet. Je ne connaissais pas bien son travail mais dès notre première rencontre, j'ai su que c'était lui. Il envisageait le rôle exactement de la même façon que moi. Il ne voulait pas jouer ce flic comme un rigolo mais le traiter au premier degré. Comme Kad et Mélanie, Manu apporte beaucoup à son rôle, parfois à ses dépens ! Lorsque nous avons tourné une scène dans un building de Miami où Serkine et ses hommes sont dans les bureaux du FBI, Manu s'est approché de la baie vitrée et il a vraiment été pris d'une crise de vertige ! Je le suivais avec la steadicam, jusqu'à ce qu'il tombe quasiment à mes genoux en m'avouant qu'il avait le vertige. Nous avons décidé de tenter une prise en intégrant cela, et elle est extraordinaire ! La scène devient délirante, comme la vie peut parfois l'être. C'est pourquoi je suis persuadé que, même si on fait de la direction d'acteurs, il faut toujours leur laisser un espace de liberté. Quand le casting est bien fait, que la situation est en place et que l'on sait où on veut amener les personnages, le film devient simple et il faut laisser aux acteurs cette part de liberté qui amène parfois de très heureuses surprises.
Je suis le premier spectateur et la scène doit d'abord fonctionner sur moi. J'observe les comédiens dans l'écrin que nous avons construit ensemble et je capte ce qu'ils donnent, tout en veillant à ce que cela fasse avancer le film. Par exemple, lorsque Emilie et Arthur fuient à pied après la poursuite en air boat, nous avons rajouté la séquence où lui se confie sous un arbre. Il explique simplement pourquoi sa fiancée l'a quitté. J'adore cette séquence. Elle est belle, sincère. Elle ne ralentit pas l'action mais nous rapproche des personnages. On a encore plus envie de les suivre après.
Vous souvenez-vous de la première scène tournée avec Mélanie et Kad ?
Nous avons commencé par la scène où elle glisse son «colis» dans ses bagages en l'embrassant pour faire diversion. Nous étions tout de suite au coeur des deux personnages tels qu'ils sont au début du film : elle, voleuse internationale solitaire sûre de son charme et prête à toutes les audaces ; lui simple et sain, le moral à zéro, prêt à tout pour récupérer celle qu'il aime, partie se marier à Miami. La situation est assez emblématique de l'esprit du film. On renverse les conventions, c'est la demoiselle qui se jette sur l'homme et lui qui est outré ! Et puis, au-delà de la comédie et de l'aspect humain, il y a de l'enjeu pour l'histoire.
Mélanie et Kad avaient la même envie de donner une crédibilité à leurs personnages et à ce qu'ils vivent. Ils ont fait le film au diapason l'un de l'autre. Avec eux, nous avons pu doser l'équilibre entre l'action et l'évolution affective de leurs rôles. À Miami, nous avons terminé par la scène du dîner sur le bateau volé, de nuit, sur fond de buildings illuminés. Dans le film, cette scène marque un vrai tournant et elle a bénéficié de la complicité qui s'est instaurée entre les deux acteurs, qui ont vécu plein de choses - dont un accident en air boat !
Quelle différence entre le tournage en France et le tournage américain ?
Le tournage à Paris a été en phase avec ce qui se passe dans le film. Au moment où Arthur allait demander celle avec qui il vit en mariage, elle le plaque pour un autre qu'elle part épouser à Miami. De son côté, le personnage de Mélanie vient de dérober une toile inestimable dont Manu avait la responsabilité. Et là-dessus, tout le monde s'envole !
Aux États-Unis, nous étions basés à Miami et nous avons rayonné jusqu'aux Everglades, situées à une quarantaine de kilomètres. Je suis arrivé avec le directeur de la photo, Giovanni Fiore Coltellaci, le chef déco Franck Benezech, mon irremplaçable premier assistant, François Ryckelynck, et Bérangère Saint-Bezar, ma scripte. Si je peux, je pars toujours avec eux. Le reste de l'équipe était américain. Pendant une petite semaine, nous nous sommes un peu tourné autour. Les Américains sont très hiérarchisés dans leur façon de travailler. Le jour où j'ai demandé au chef machiniste s'il pouvait m'emmener découvrir un match de foot américain, nos rapports n'ont plus jamais été pareils. Il n'en revenait pas ! La plupart des réalisateurs ne leur disent même pas bonjour... Cela a brisé la glace et nous a permis de travailler efficacement dans une excellente ambiance.
Avec un nombre de situations et de décors aussi élevé, le film a dû poser certains défis logistiques...
Il y avait à la fois des scènes d'action et des scènes de comédie dans l'action ou dans des lieux atypiques. Mais l'envie de faire le film était bien plus forte que les difficultés logistiques. Dès la lecture du scénario, j'avais envie de voir le film. C'est la clé ! Presque tout le film est tourné en décors naturels, à l'exception du village de cabanes où Kad et Mélanie arrivent menottés, que Franck a remarquablement créé. J'ai un chef déco hyper doué mais je suis quand même parti en repérages tout seul. Ensuite, Franck est intervenu sur tout avec un sens du détail impressionnant. Il a ce talent. La lumière est aussi un élément fondamental du film. Nous avons tourné à Paris en novembre, donc dans les gris. Par contre, à Miami, c'était presque l'été indien, avec des ombres qui s'allongent, des couchers de soleil proche de l'horizon et une lumière chaude fabuleuse.
Ayant été photographe pendant des années, j'avais envie de cadrer moi-même. Quand j'ai commencé à réaliser, je ne voulais pas tout mélanger. Sur mon premier film, j'ai pensé que réaliser et diriger les acteurs était déjà un job bien prenant. Pas question de me disperser ! Pourtant, aussi talentueux que soit mon chef op, je me suis aperçu que même face à un type hyper doué et avec les meilleures explications possibles, la vision que l'on a du plan peut parfois être légèrement pervertie quand elle passe par le cerveau d'un autre. Du coup, j'ai eu envie de cadrer. J'aime et revendique chaque plan de RTT. Giovanni Fiore Coltellaci, toujours à mes côtés, m'a observé le premier jour, puis il est venu me dire qu'il n'y aurait aucun problème. J'avais néanmoins besoin de son regard parce qu'une fois que le plan est prêt, je ne vois plus que les comédiens. S'il y a une perche dans le cadre ou une ombre, ce n'est pas moi qui la verrai, je suis trop dans le jeu. Sur ce film, nous avons tourné de beaucoup de façons, en hélico, avec des plans de grue assez tordus. Je n'ai jamais cédé à la tentation d'utiliser une machinerie pour rien. Il faut que le plan le demande, il faut que cela serve l'histoire. Sauf les plans de grue, et quelques rares plans sur rail, j'ai tout filmé moi-même à l'épaule.
Les comédiens vous ont-ils donné des choses que vous n'attendiez pas ?
Ils m'ont donné ce que j'espérais et même un peu plus. Kad apporte une humanité, une réalité à son personnage qui amène une autre dimension à l'aventure. Il a nourri son rôle de beaucoup de petites choses - c'est par exemple vrai qu'il a peur de se baigner au large depuis qu'il a vu LES DENTS DE LA MER. Ce genre de détail ne s'invente pas et renforce les personnages.
Mélanie est quelqu'un de dense, dont l'énergie maîtrisée sert son personnage. Elle interprète une grande voleuse qui est aussi une jeune femme seule. Elle incarne un mélange de force, de détermination et de fragilité enfouie. Il faut pouvoir jouer tout cela à la fois et elle y arrive parfaitement.
Comme je l'ai dit précedemment, Manu s'est également investi dans son personnage. Il faut aussi parler des deux flics, joués par Francis Renaud et Pierre Laplace, qui ajoutent encore à la richesse humaine du film. Ils ne sont pas seulement les hommes de Serkine, ils ont aussi leur petite histoire, drôle et humaine. Ils sont tous exactement là où je les rêvais.
Qu'espérez-vous apporter au public ?
Avec ce film, j'ai eu envie de rassembler des choses que j'aime et que l'on ne fait plus beaucoup aujourd'hui. J'espère embarquer les gens dans un voyage, dans des rencontres, dans une aventure qui les fasse rire en les distrayant. Si les spectateurs sortent de la projection en souhaitant rester avec les personnages et savoir ce qu'ils deviennent par la suite - c'est le sentiment que je préfère au cinéma - alors j'aurai l'impression d'avoir réussi mon film.
L'idée de faire un film à l'étranger - même si je ne boude pas le plaisir très personnel que j'ai eu à tourner aux États-Unis - ramène à une forme d'exotisme dont les gens ont besoin. Je crois que le but du cinéma, un cinéma populaire de qualité, c'est d'emmener les gens ailleurs.
Quel souvenir allez-vous garder de cette expérience ?
C'est une aventure qui restera un excellent souvenir. Beaucoup de moments drôles, et une vraie frayeur, lorsque Mélanie et Kad ont eu leur accident d'air boat. Nous tournions un plan à la grue, je les ai vus de loin rentrer à toute vitesse dans les arbres et le bateau a rebondi... vide !Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.
C'était aussi un tournage avec plein de moments forts. Le plan où Kad marche seul sur la plage est sublime. Il me fait rêver et j'aurais pu le monter sur douze minutes. Nous étions sur une des plus belles plages du monde, un endroit incroyable avec une mer émeraude et une lumière unique. Et puis on avait des poursuites sur l'eau et en voiture. Il y a quelques joies de gamin à faire cela. C'est la première fois qu'il y a autant de cascades. Je n'avais jamais fait de film d'action.
Nous avons aussi eu la chance de tourner aux États-Unis au moment où Barack Obama a été élu. C'était vraiment un soir historique. À l'hôtel, au milieu de démocrates, nous avons tous écouté son discours en pleurant !
Que représente ce film pour vous ?
C'est une marche importante - que j'espérais franchir, en termes de casting et de moyens de production. Je la franchis avec des gens que j'aime et qui m'avaient aidé à franchir la toute première. C'est la meilleure façon. Entre-temps, eux aussi ont été mûris par les nombreux films qu'ils ont faits.
Mon premier film était une comédie musicale, le second une comédie douce-amère. Celui-ci est un vrai film d'aventure romantique. Mais ce qui compte pour moi, c'est de filmer les gens. Je suis bien avec les acteurs.
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FRÉDÉRIC BARTHE
FILMOGRAPHIE
2009
RTT
2007
NOS 18 ANS
2004
ALIVE
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KAD MERAD - RTT
ARTHUR LEPAGE par KAD MERAD
Quand on fait du cinéma, on reste avant tout des enfants, et jouer un type qui va se retrouver à vivre autant d'aventures au soleil de la Floride, c'est le kiff ! Mais cela ne suffit pas. Il faut que s'y ajoute un socle très humain, très crédible. C'est alors que le spectateur jubile et que je suis heureux.
La relation entre Emilie et Arthur a toujours été un enjeu primordial à mes yeux. Il fallait que cette magnifique jeune femme soit charmée par cet homme. Arthur, mon personnage, entreprend ce voyage pour reconquérir celle qu'il aime. Emilie l'embrasse pour faire diversion parce qu'il va lui servir de mule. Le postulat est tout de suite intéressant. Ces deux-là n'ont aucune envie de se fréquenter et pourtant, le voyage va les y obliger. J'aime la façon dont l'histoire évolue. On espère qu'il y aura un rapprochement, mais ils partent vraiment de très loin ! Ce sont deux solitudes. Lui s'est fait virer comme un malpropre. Quant à elle, les seuls hommes qui lui courent après sont les flics...
Mélanie et moi avions déjà joué ensemble. C'est une très bonne actrice, pétillante, drôle, avec qui il est très agréable de travailler. Nous étions toujours sur la même longueur d'onde, dans la même énergie, avec le même souci d'être vrais. Nous avions à peu près les mêmes angoisses de sincérité et de crédibilité. Nous nous sommes vus le plus possible pour en parler, travaillant pendant et en dehors du tournage pour essayer d'imaginer l'évolution de ce petit couple. On se pose des questions en dehors du plateau qu'on ne se pose plus devant la caméra, et travailler ensemble est alors très facile. Nous étions souvent liés par les menottes, mais nous avons vraiment travaillé main dans la main. Travailler avec une fille, jolie, charmante, dans un cadre séduisant est super agréable. On s'est aussi beaucoup amusés. Ce n'est pas une actrice torturée. Vivante, elle aime son métier. Je souhaite à beaucoup d'acteurs d'avoir une partenaire comme Mélanie.
J'aime aussi beaucoup Manu. Nous avons un peu le même parcours dans le métier. Quand je le regarde, je me revois à mes débuts au cinéma. Radio, télé, quelques jours au cinéma et puis les vrais rôles qui arrivent. Je trouve que dans RTT, sa silhouette et son talent sont mis en valeur. J'ai eu envie de l'aider comme Gérard Jugnot m'a aidé. Manu était super heureux parce qu'il avait un vrai rôle à défendre. Tout en ayant le souci du travail bien fait, les gens du one-man show ne se prennent pas au sérieux. On est à Miami, il fait beau, mais on n'est pas en vacances ! Il y a un film à faire et, tout comme Manu, je pense toujours au moment où il va être montré. Tout en étant d'une bonne humeur communicative, il est soucieux du résultat. C'est très plaisant. Comme tous les clowns, il sera formidable lorsqu'on lui donnera un rôle tragique. Il a réussi sa conversion.
Pendant le tournage, je me suis installé en Floride en famille comme si j'allais y vivre. À l'époque, mon fils avait quatre ans et j'ai pu le mettre à l'école pendant trois mois. Casser le rythme, aller voir autre chose, est toujours enrichissant. Miami est une ville très agréable à vivre, où il se passe beaucoup de choses. J'ai pris une petite maison sur une île avec mon ponton, mon bateau pour aller à la pêche le soir, et de temps en temps j'allais jusque chez Florent Pagny qui n'était pas loin et travaillait sur son album. Cette façon de vivre permet de garder un contact avec sa famille, donc avec soi. Cela sert le film et permet de lui apporter réalité et humanité. Sinon, on devient une espèce de visiteur d'hôtel - c'est LOST IN TRANSLATION !
Frédéric Berthe est un vrai gentil. Il aime les acteurs et sait les écouter. Il ne perd jamais de vue l'histoire qu'il veut raconter et arrive tout de même à composer avec la météo, les décors, l'action ou l'équipe américaine. Au milieu de tout cela, il reste très égal à lui-même, calme du matin jusqu'au soir. Lui aussi est parti en famille et il a imprimé à ce tournage un côté très familial, très cool. Mais tout en restant concentrés, on a quand même fait la fête !
J'attendais avec impatience les scènes en air boat, mais pas l'accident que nous avons eu ! Mélanie en garde une cicatrice à la jambe et j'ai eu une côte cassée. On a surtout eu une grosse trouille ! Quelque chose de plus en commun avec Mélanie ! La scène du dîner avec elle sur le bateau, navigant sur la Miami River au milieu des buildings est une belle scène. Je la redoutais et en même temps l'attendais puisque c'est la scène du baiser - ce n'était pas la première pour moi mais quand même ! C'était encore plus beau que dans le scénario car Mélanie et moi sommes très complices, et le décor était époustouflant.
Se retrouver dans les marais des Everglades avec leurs petits crocodiles et leurs serpents était également intéressant. Pour ne pas perdre de vue qui est Arthur et nous rappeler qu'il est un vendeur de chaussures, j'ai eu l'idée qu'il ait peur d'aller dans l'eau lorsqu'il ne voit plus ses pieds. J'ai moi-même toujours un problème pour aller en eau profonde à cause des DENTS DE LA MER. J'avais une vingtaine d'années et j'étais en vacances avec des potes lorsque j'ai vu le film. Avant, j'étais super à l'aise pour faire de la plongée. C'était terminé après l'avoir vu et je le raconte dans RTT !
De tous les souvenirs que j'ai sur ce film, le premier qui me vient est celui de la fête donnée au moment du départ de Manu Payet. Pour remercier tout le monde, il a fait un sketch en imitant tous les gens du tournage. C'était drôle et touchant, tout à fait l'ambiance du film. Les gens étaient contents de travailler ensemble. C'est important et cela se voit dans le film.
2009
RTT de Frédéric Berthe
L'ITALIEN de Oliver Baroux
L'IMORTEL de Richard Berry
PROTE GER ET SERVIR de Eric Lavaine
2008
LE PETIT NICOLAS de Laurent Tirard
SAFARI de Oliver Baroux
2007
MES STARS ET MOI de Lætitia Colombani
FAUBOURG 36 de Christophe Barratier
BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS de Dany Boon
CE SOIR JE DORS CHEZ TOI de Oliver Baroux
2006
PUR WEEK END de Olivier Doran
3 AMIS de Michel Boujenah
LA TÊTE DE MAMAN de Carine Tardieu
2005
UN TICKET POUR L'ESPACE de Eric Lartigau (co-auteur)
LES IRÉDUCTIBLES de Renaud Bertrand
J'INVENTE RIEN de Michel Leclerc
ESSAYE-MOI de Pierre François Martin-Laval
JE VAIS BIEN, NE T'EN FAIS PAS de Philippe Lioret
César 2007 du Meilleur Second Rôle Masculin
JE CROI S QUE JE L'AIME de Pierre Jolivet
2004
LES OISEAUX DU CIEL de Eliane Delatour
IZNOGOUD de Patrick Braoudé
LES DALTO NS de Philippe Haïm
2003
LES CHORISTES de Christophe Barratier
QUI A TUÉ PAMELA RO SE ? de Eric Lartigau (co-auteur)
2002
LA BEUZE de François Desagnat et Thomas Sorriaux
RIEN QUE DU BONHEUR de Denis Parent
2001
LA GRANDE VIE de Philippe Dajoux
MÉLANIE DOUTEY - RTT
EMILIE VERGANO par MELANIE DOUTEY
Lorsque j'ai découvert le scénario, j'ai tout de suite été frappée par le côté exotique de l'aventure, qui rappelle vraiment ces films que l'on a tous aimés et que l'on adore revoir, comme À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT, INDIANA JONES ou les films de Philippe De Broca. J'ai donc lu avec un vrai désir. Le rôle d'Emilie était en plus quelque chose de nouveau pour moi. On me propose très rarement des rôles de femme qui ne soit pas dépendante. Là, Emilie mène le jeu. On m'a déjà vue dans des comédies romantiques mais jamais dans une comédie d'action. Ce type de rôles féminins est extrêmement rare en France et ce sont des occasions à ne pas manquer, des cadeaux ! Jouer une voleuse de tableau, joueuse et menteuse, avec une totale capacité à faire face physiquement, était très excitant. Incarner cette aventurière complètement libre et volontaire m'a permis de montrer un coté de moi plus dur, plus autoritaire.
Inventer l'histoire de mon personnage fait partie de ma cuisine habituelle. C'est une façon d'entrer doucement dans un rôle, de se l'approprier. Je me suis raconté qu'Emilie avait certainement commencé par des études d'art puis fréquenté des collectionneurs, peut-être travaillé dans le monde des commissaires-priseurs. Assez futée, aimant l'argent et le pouvoir, elle a très vite pris conscience de son pouvoir sur les hommes et a su l'utiliser. Par certains aspects, elle me fait penser à un Arsène Lupin féminin. Lupin était pour moi le héros ultime, classe, s'intéressant à l'art, volant les riches, un bandit «noble».
Sans faire l'apologie du vol, je crois que nous sommes nombreux à éprouver une sorte de fascination pour les casseurs brillants qui dérobent sans violence. J'aime que l'arme d'Emilie, ce soit une portée de chatons !
Le fait de jouer face à Kad ajoutait encore à l'intérêt du projet. Nous avions déjà joué ensemble dans CE SOIR JE DORS CHEZ TOI d'Olivier Baroux et nous avions envie de retravailler ensemble.
Face à Kad, je reste spectatrice. Il continue à surprendre parce qu'il crée des ruptures, il ose. À certains moments, il peut jouer avec une honnêteté assez déconcertante, une pudeur touchante à laquelle on ne s'attend pas car on a l'habitude de le voir dans le second degré. Malgré les nombreuses répétitions, on reste toujours en état de surprise. Pour se concentrer, Kad a besoin du rire.
Parfois, le rire de Kad m'était nécessaire pour me reconcentrer. J'en suis très cliente. À l'inverse, il lui est arrivé d'avoir besoin de mon sérieux.
Je connaissais et appréciais le travail de Manu dans ses one-man shows mais je ne le connaissais pas personnellement. Il a joué son rôle avec énormément de sérieux, rendant son personnage ultra sympathique, drôle, attachant et hyper crédible.
Tout dans le scénario était excitant. Il y avait des poursuites en bateau, je devais aussi conduire un fourgon blindé, sauter partout et me battre ! Je tenais absolument à être crédible Je ne suis vraiment pas quelqu'un de sportif à la base - courir est la pire chose que je puisse être obligée de faire ! Alors nous avons beaucoup travaillé sur les scènes physiques. J'ai eu la chance de travailler avec un coach sportif, Laurent Bidari et une femme championne de Kung-Fu, Virginie Arnaud, qui m'ont beaucoup aidée. Avant de partir, j'ai suivi deux mois d'entraînement intensif. J'ai appris à me battre, à bondir, un vrai commando. Quand je pense qu'à l'école, je m'arrangeais toujours pour sécher les cours de sport ! Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à cet entraînement.
Avec Frédéric Berthe, nous nous sommes rencontrés assez tôt sur le film, nous avons travaillé ensemble sur le scénario pour mettre diverses choses au point. Fred est incroyablement gentil, à l'écoute, drôle, un vrai bonheur sur le plateau. Grâce à lui, le tournage a été simple, léger.
Définir l'équilibre entre l'aventure et la romance a été un long cheminement, à travers les nombreuses lectures que nous avons faites avec Frédéric et pendant le tournage lui-même. Il fallait trouver le juste milieu. Le dosage s'est fait sur des détails, mais également naturellement puisque les personnages se révèlent dans l'action. On apprend à les connaître ; les différents niveaux de l'intrigue évoluent. De sincérités en révélations, Arthur et Emilie se dévoilent. Mon personnage est à la fois très fort et très seul sur le plan personnel. Pour Emilie, la rencontre d'Arthur est un choc. Tout à coup, entrer dans le quotidien de cet homme, voir comment il vit un échec amoureux absolu lui apporte une lucidité qu'elle n'a pas. Être témoin de cela la touche énormément. Ces deux solitudes vont être obligées de faire équipe.
Le tournage était rapide et les plannings de travail très serrés. Tourner aux États-Unis avec une équipe à moitié américaine était enrichissant. C'est une autre façon de faire, très cloisonnée, mais très pro. On a eu la chance de tourner dans des décors magnifiques. Tout est démesuré, avec des paysages hallucinants et une lumière particulière. Nous avons tourné dans le parc naturel des Everglades. De ces bateaux qui glissent sur un océan d'herbe, on voit des paysages sublimes.
En découvrant le film terminé, j'ai été frappée par son esthétique. Au tournage, on n'a pas forcément le recul pour apprécier le décor ou la mise en scène. Il y a ici tout un travail qui, des repérages à la lumière et au cadrage, rend le film vraiment beau. L'aventure y gagne en exotisme et nous emporte encore plus loin. Le soin apporté à l'aspect visuel de cette comédie lui donne vraiment quelque chose de plus.
2009
RTT de Frédéric Berthe
UNE PETITE ZONE DE TURBULENCE de Alfred Lot
2008
RIEN DE PERSONNEL de Mathias Gokalp
2007
CE SOIR JE DORS CHEZ TOI de Olivier Baroux
LE BAL DES ACTRICES de Maïwen
2006
MA PLACE AU SOLEIL de Eric de Montalier
2005
FAIR PLAY de Lionel Baillu
ON VA S'AIMER de Ivan Calberac
PRÉSIDENT de Lionel Delplanque
2004
IL NE FAUT JURER... DE RIEN ! de Eric Civanyan
2003
NARCO de Tristan & Gilles
EL LOBO de Miguel Courtois
2002
LA FLEUR DU MAL de Claude Chabrol
2001
LE FRÈRE DU GUERIER de Pierre Jolivet
Nomination César 2003 du Meilleur Espoir Féminin
2000
LAILA LA PURE de Gabriel Axel
1999
SI C'ÉTAIT VRAI de Eric Atlan
1998
LES GENS QUI S'AIMENT de Jean-Charles Tacchella
MANU PAYET - RTT
LE LIEUTENANT SERKINE par MANU PAYET
Lorsque les producteurs m'ont proposé de jouer ce flic, je me suis d'abord demandé comment l'interpréter, et puis lorsque j'ai lu dans le scénario «Aéroport de Miami, extérieur, jour», je n'ai plus hésité !
Serkine est un jeune flic qui sort quasiment de l'école et vient d'être promu lieutenant dans une unité spécialisée dans la protection des biens culturels. Zélé, il aime son travail et compte y consacrer sa vie. Très sérieux, il vient de se marier et sa femme attend un bébé. Il a donc beaucoup de choses à gérer. Sa carrière est en bonne voie jusqu'à ce qu'il croise la route d'Emilie Vergano, qui va lui donner du fil à retordre. Cette fille est une légende dans le métier. Elle a déjà volé beaucoup de toiles de maîtres. Cette fois, elle a dérobé celle dont Serkine avait la responsabilité. C'est un bon flic qui aime être confronté à des gens de son niveau, même si ce sont des adversaires. Nous avions évoqué cet aspect avec Fred en préparant le film. Commence alors un jeu du chat et de la souris, et la souris est très belle ! En plus de cela, la femme de Serkine est aussi stressée que lui par l'arrivée de leur premier bébé, et cette histoire de tableau volé tombe vraiment mal. S'il ne le retrouve pas, son avenir professionnel est méchamment compromis.
J'ai abordé le personnage par sa fonction sociale et cherché dans mes souvenirs de spectateur les flics qui m'avaient impressionné. C'est seulement ensuite que j'ai travaillé son aspect humain, parce que devoir appréhender un personnage rigoureux et rangé m'inquiétait moins que devoir interpréter un flic. En accord avec Fred, luttant contre ma nature, j'ai écarté la tentation du burlesque et choisi de jouer au premier degré cet homme sérieux qui ne devient drôle que par les situations délirantes auxquelles il est confronté. Le costume de premier de la classe que je porte m'y a aidé. Victor Serkine est finalement le personnage le plus sérieux du film !
Cinéma et one-man show sont deux aventures très différentes. Pendant le tournage de RTT, je suis rentré en France pour trois spectacles, à Rennes, Nantes et Tours. Juste après le dernier spectacle, j'ai repris l'avion pour Miami. J'ai vraiment vécu tout cela en même temps. C'était fou. D'autant plus que j'ai peur de l'avion ! Durant cette première tournée, j'avais pris ma dose de «spectacle à moi tout seul». En retrouvant l'équipe, j'étais content de retrouver ma famille. Ce sont deux métiers à la fois différents et très complémentaires.
Depuis que je suis gamin, je suis cinéphile, et c'est de là que vient mon envie de cinéma. Je n'ai pas fait beaucoup de films pour le moment mais j'ai eu la chance de me retrouver face à des monuments : Gérard Depardieu, Fanny Ardant, Gad Elmaleh, Kad, Mélanie et tout récemment Clovis Cornillac. Je me sens comme ces nageurs que l'on met dans une ligne d'eau juste à côté de celle d'un champion pour les motiver et leur apprendre à mieux nager. Kad m'a fait cet effet-là. À la base, lui et moi sommes tous les deux des gens d'humour et, en parlant, nous nous sommes rendu compte qu'au départ nous avons eu le même parcours : radio, télé, scène et cinéma. Il savait donc exactement ce que je ressentais. Il a été bienveillant à mon égard. Nous sommes tous les deux rieurs sur le plateau et forcément, nous avons eu quelques vrais fous rires. J'ai aussi adoré mon expérience avec Francis Renaud et Pierre Laplace, mes boulets dans le film, mais de vrais moteurs dans la vie. Être face à de telles personnalités est une chance pour quelqu'un qui apprend.
Jouer face à Mélanie a été une autre grande expérience. Nos personnages s'affrontent, et c'est souvent elle qui a le dessus. Lui sait que c'est elle qui la volé la toile, en se servant en plus de ses propres empreintes ! Il est fou de rage mais il n'y peut rien. Jouer cela face à Mélanie, avec son charme, son regard et son assurance, est un grand moment. Elle est hyper pro.
Fred fait partie de ces metteurs en scène qui savent ce qu'ils veulent et comment l'obtenir en douceur. Il peut insister pour que l'on recommence un plan qui ne le satisfait pas complètement. Il ne lâche pas et, en voyant le film, on se rend compte qu'il avait raison. Je me souviens d'un exemple typique lors de la scène de l'échange entre Emilie et la toile. Kad et moi tenons chacun une extrémité du tableau. Lui et Mélanie sont dans une voiture prête à démarrer en trombe. Au moment de tourner la scène, des oiseaux s'envolent du quai derrière nous. Fred le remarque. Ce n'était pas prévu, mais il a tenu à retourner ce plan avec les oiseaux ! On les attire avec du pain et lorsque la voiture commence à foncer, ils décollent. Je ne sais pas si beaucoup de gens remarqueront ce détail, mais le fait est qu'il rend la séquence encore plus esthétique. Fred a l'oeil.
Pour mon personnage, j'avais besoin que Fred me donne une armature, un squelette à propos de ses origines, des raisons pour lesquelles il exerce ce métier. Serkine est un cérébral qui a une mission. Il ne me ressemble pas vraiment. J'avais besoin de l'étoffer et de lui construire un background pour trouver mes marques.
Le film offrait de nombreuses occasions de vivre des choses extraordinaires. Une poursuite en air boat, une charge sur une magnifique villa à Miami, il y a dans tout cela un côté rêve de gosse, un plaisir de jeu - au sens premier du terme. J'ai fait faire une photo de moi, armé d'une vraie mitraillette prise à un gars du SWAT... c'est à mourir de rire, parce que cette mitraillette est quasiment aussi grande que moi ! Un vrai kiff ! Le mieux, c'était le débarquement dans les jardins de la villa avec les bateaux et les hélicos. C'est génial. J'ai savouré ce moment en compagnie de Kad. Un vrai cadeau !
Je n'ai qu'un seul regret sur ce film, c'est d'avoir fini mes jours de tournage avant les autres. Je suis rentré seul avec Francis Renaud. Tout le monde est venu nous dire au revoir à l'aéroport et nous nous sommes retrouvés comme deux couillons dans l'avion. Nous regardions ensemble les photos du tournage. Le film ressemble à ce que nous avons vécu, drôle, vif, dépaysant, avec de vraies rencontres et beaucoup d'amusement. Tout était réuni pour que ce soit ma plus belle expérience de tournage ! Ce film m'a en plus appris que je peux jouer autre chose que ce à quoi je m'attendais... un flic français en costard dans les everglades (marecages) de Miami !
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Equipe Artistique

Arthur Kad Merad Emilie Mélanie Doutey Serkine Manu Payet Leroy Francis Renaud Peyrac Pierre Laplace Segal Daniel Duval Florence Nathalie Levy-Lang Didier Arthur Dupont Muriel Serkine Géraldine Nakache Robert Jouclat Laurent Claret Barry Artur Benzaquen TechniqueFrédéric Berthe Réalisation Matthieu Delaporte, Alexandre de la Patellière, Julien Rappeneau Scénario original Franck Magnier Alexandre Charlot Adaptation et dialogues Maxime Lebidois, Maxime Pinto Musique originale Alexandre Azaria Musique additionnelle Gianni Fiore Coltellacci Directeur de la photographie Damien Codaccioni Chef monteur Franck Benezech Chef décorateur Antoine Deflandre, Rym Debbarh Mounir, Vincent Vatoux Son Olivier Goinard Mixeur Jacqueline Bouchard Créatrice des costumes David Giordano Producteur exécutif Dominique Farrugia, Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont Produit par Une coproduction Few LGM Cinéma, StudioCanal et TF1 Films Production. Avec la participation de Canal+.
























